Que sont les algorithmes, ces forces invisibles derrière les réseaux sociaux ?
Texte original en français
Au IXe siècle, en Perse, le mathématicien Al-Khwarizmi donne son nom à une nouvelle méthode de calcul. Le succès est immédiat. Avec le temps et les usages, Al-Khwarizmi devient « algorithme ».
Un algorithme, c’est une méthodologie pour résoudre un problème mathématique. À partir d’éléments fournis, il décrit une suite d’étapes à effectuer pour arriver à un résultat donné. Une recette de cuisine est une forme d’algorithme. Mais les algorithmes sont surtout utilisés en informatique.
Un ordinateur est une sorte de très grosse machine à calculer. Son programmateur lui fournit un ou plusieurs algorithmes sous forme de lignes de code. Ce sont des instructions pour effectuer une tâche de manière automatique.
Tous les logiciels et applications ont recours à leurs propres algorithmes, dont les secrets sont souvent bien gardés. Sur le réseau social Facebook, par exemple, le contenu qui sera affiché sur le fil d’actualités est conditionné aux goûts et réactions de l’utilisateur.
Ce sont les données de départ sur lesquelles l’algorithme base ses calculs pour faire en sorte que l’utilisateur passe le plus de temps sur la plateforme.
Alors, peut-on avoir confiance en un algorithme ? Ce n’est pas une formule magique : il ne fait qu’exécuter des ordres. C’est le facteur humain, dans sa ligne de production, qu’il faut interroger.
Les calculs écrits par les ingénieurs sont-ils complets ? Les données fournies par les scientifiques ont-elles été récoltées de manière neutre et éthique ?
Sans l’humanité, l’algorithme ne peut rien calculer.
B1 - Les algorithmes : leur origine, leur fonctionnement et leurs limites
Aujourd’hui, les algorithmes occupent une place très importante dans notre vie quotidienne. Nous les utilisons souvent sans nous en rendre compte. Ils sont présents dans les ordinateurs, les logiciels, les applications, les réseaux sociaux et de nombreux services numériques. Pourtant, l’origine du mot « algorithme » est très ancienne et elle est liée à l’histoire des mathématiques.
Au IXe siècle, en Perse, le mathématicien Al-Khwarizmi développe une nouvelle méthode de calcul. Cette méthode connaît rapidement un grand succès. Avec le temps et les différents usages, le nom « Al-Khwarizmi » se transforme progressivement pour devenir le mot « algorithme ». Ainsi, un mot que nous employons aujourd’hui dans le domaine de l’informatique vient du nom d’un mathématicien qui a vécu il y a plusieurs siècles.
Un algorithme est une méthodologie qui permet de résoudre un problème. À partir d’éléments fournis au début, il décrit une suite d’étapes à effectuer pour arriver à un résultat donné. Il faut donc suivre plusieurs instructions dans un ordre précis. Si les étapes sont correctement réalisées, on peut normalement obtenir le résultat attendu.
Pour mieux comprendre cette idée, on peut prendre l’exemple d’une recette de cuisine. Une recette est une forme simple d’algorithme. Tout d’abord, il faut préparer les ingrédients nécessaires. Ensuite, il faut suivre les différentes étapes de la préparation. Par exemple, on doit couper certains aliments, les mélanger, les faire cuire pendant une durée précise et respecter une certaine température. Si l’on ne suit pas les instructions dans le bon ordre, le résultat peut être différent de celui que l’on attendait. Comme une recette, un algorithme utilise donc des éléments de départ, une suite d’étapes et un résultat final.
Cependant, les algorithmes sont surtout utilisés en informatique. Un ordinateur est une sorte de très grosse machine à calculer. Il peut effectuer rapidement un grand nombre d’opérations, mais il ne peut pas décider seul de ce qu’il doit faire. Un programmateur doit lui fournir un ou plusieurs algorithmes sous forme de lignes de code. Ces lignes de code contiennent les instructions nécessaires pour effectuer une tâche de manière automatique.
Par exemple, lorsqu’une personne utilise une application pour trouver un itinéraire, un algorithme analyse différentes données. Il peut prendre en compte le lieu de départ, la destination, la distance, la circulation ou les moyens de transport disponibles. À partir de ces éléments, il effectue des calculs et propose un résultat, comme le chemin le plus rapide ou le plus simple. L’utilisateur voit seulement le résultat final, mais de nombreuses étapes ont été réalisées automatiquement par l’ordinateur.
Tous les logiciels et toutes les applications ont recours à leurs propres algorithmes. Ces algorithmes peuvent être très simples, mais ils peuvent aussi être extrêmement complexes. Dans de nombreuses entreprises, leurs secrets sont bien gardés, car ils représentent une partie importante du fonctionnement d’un service numérique. Une entreprise ne souhaite pas toujours expliquer exactement comment ses algorithmes font leurs calculs ou prennent certaines décisions.
Les réseaux sociaux utilisent également beaucoup d’algorithmes. Sur Facebook, par exemple, le contenu affiché sur le fil d’actualités n’est pas choisi au hasard. Il est conditionné par les goûts et les réactions de l’utilisateur. L’algorithme peut prendre en compte les publications que la personne aime, les vidéos qu’elle regarde, les commentaires qu’elle écrit ou les contenus sur lesquels elle passe le plus de temps.
Toutes ces informations deviennent des données de départ. L’algorithme base ensuite ses calculs sur ces données afin de sélectionner les contenus qui peuvent intéresser l’utilisateur. Son objectif est souvent de faire en sorte que la personne passe le plus de temps possible sur la plateforme. Si un utilisateur regarde régulièrement des vidéos sur un certain sujet, le réseau social peut lui proposer davantage de contenus similaires.
Ce système peut être pratique, car l’utilisateur reçoit des contenus qui correspondent à ses goûts. Il n’a pas besoin de chercher lui-même toutes les informations qui pourraient l’intéresser. Cependant, cette personnalisation peut aussi poser des problèmes. Une personne peut voir toujours le même type de contenu et avoir moins facilement accès à des idées différentes. Elle peut donc rester dans un univers numérique qui correspond seulement à ses habitudes et à ses opinions.
On peut alors se demander s’il est possible d’avoir entièrement confiance en un algorithme. En réalité, un algorithme n’est pas une formule magique. Il ne pense pas comme un être humain et il ne comprend pas automatiquement le sens moral de ses décisions. Il ne fait qu’exécuter les ordres qui ont été écrits par des personnes.
C’est donc le facteur humain, présent dans toute sa ligne de production, qu’il faut interroger. Avant qu’un algorithme puisse fonctionner, des ingénieurs doivent écrire les calculs et les instructions. Des scientifiques ou d’autres spécialistes doivent également fournir et organiser les données nécessaires. Toutes ces personnes font des choix qui peuvent avoir une influence sur le résultat final.
Il est alors nécessaire de poser plusieurs questions. Les calculs écrits par les ingénieurs sont-ils complets ? Les étapes prévues permettent-elles réellement de traiter toutes les situations ? Les données fournies sont-elles suffisantes et correctes ? Ont-elles été récoltées de manière neutre et éthique ?
Ces questions sont importantes, car un algorithme peut produire un résultat incorrect si les données de départ sont incomplètes ou mauvaises. Par exemple, si certaines catégories de personnes sont peu représentées dans les données, l’algorithme risque de donner des résultats moins précis pour ces personnes. Le problème ne vient pas nécessairement de la machine elle-même, mais des informations et des instructions qui lui ont été fournies.
De plus, les personnes qui créent un algorithme peuvent parfois avoir des habitudes, des opinions ou des idées dont elles ne sont pas totalement conscientes. Ces éléments humains peuvent entrer indirectement dans les calculs. Même si les ingénieurs souhaitent créer un système neutre, le résultat ne l’est pas toujours complètement. C’est pourquoi il est important de vérifier régulièrement le fonctionnement des algorithmes.
Il faut aussi réfléchir à la manière dont les données personnelles sont récoltées. Sur une plateforme numérique, les réactions, les recherches et les habitudes d’un utilisateur peuvent être enregistrées. Ces informations permettent à l’algorithme d’améliorer ses calculs, mais l’utilisateur ne sait pas toujours exactement quelles données sont utilisées. Il est donc essentiel de respecter des règles éthiques et de protéger la vie privée des personnes.
Les algorithmes peuvent être très utiles dans de nombreux domaines. Ils peuvent aider à effectuer des tâches répétitives, analyser rapidement de grandes quantités d’informations ou proposer des solutions à des problèmes complexes. Ils sont utilisés dans les transports, la médecine, les banques, l’éducation, le commerce et la communication. Grâce à eux, certaines opérations peuvent être réalisées plus rapidement et de manière automatique.
Cependant, il ne faut pas oublier qu’un algorithme reste un outil. Il ne doit pas remplacer complètement la réflexion et la responsabilité humaines. Lorsqu’une décision importante concerne la santé, le travail, l’argent ou la vie personnelle d’un individu, il est nécessaire qu’une personne puisse comprendre, vérifier et parfois corriger le résultat produit par la machine.
En conclusion, un algorithme est une méthodologie composée d’une suite d’étapes qui permettent d’arriver à un résultat donné. Son origine remonte au mathématicien perse Al-Khwarizmi, mais son utilisation est aujourd’hui principalement liée à l’informatique. Les ordinateurs, les logiciels, les applications et les réseaux sociaux utilisent des algorithmes pour effectuer automatiquement de nombreuses tâches.
Néanmoins, il ne faut pas considérer les algorithmes comme des formules magiques ou des systèmes toujours neutres. Ils dépendent des instructions écrites par les ingénieurs et des données fournies par les scientifiques ou les utilisateurs. Pour avoir confiance en eux, il faut donc examiner la qualité des calculs, l’origine des données et les conditions dans lesquelles elles ont été récoltées.
Finalement, sans l’humanité, l’algorithme ne peut rien calculer. Ce sont les êtres humains qui définissent le problème, fournissent les éléments de départ, écrivent les étapes et interprètent le résultat. La technologie peut nous aider, mais l’être humain doit rester responsable de son utilisation.
B2 - Les algorithmes : des outils de calcul au cœur de la société numérique
À l’heure où les technologies numériques occupent une place croissante dans notre quotidien, les algorithmes sont devenus presque incontournables. Ils interviennent dans les ordinateurs, les logiciels, les applications, les moteurs de recherche et les réseaux sociaux. Pourtant, bien que ce terme soit aujourd’hui principalement associé à l’informatique, son origine remonte à plusieurs siècles et témoigne de l’importance historique des mathématiques.
Au IXe siècle, en Perse, le mathématicien Al-Khwarizmi donne son nom à une nouvelle méthode de calcul. Cette méthode connaît rapidement un grand succès, car elle permet d’organiser les opérations mathématiques de manière plus claire et plus efficace. Au fil du temps et des usages, le nom « Al-Khwarizmi » se transforme progressivement jusqu’à devenir le mot « algorithme ». Ainsi, un terme aujourd’hui omniprésent dans le domaine numérique trouve son origine dans le nom d’un savant ayant vécu il y a plus de mille ans.
De manière générale, un algorithme peut être défini comme une méthodologie destinée à résoudre un problème. À partir d’éléments fournis au départ, il décrit une suite d’étapes qu’il faut effectuer dans un ordre précis afin d’arriver à un résultat donné. Autrement dit, il ne s’agit pas simplement d’un calcul isolé, mais d’un ensemble organisé d’instructions permettant de passer d’une situation initiale à une solution finale.
Pour illustrer ce fonctionnement, on peut comparer un algorithme à une recette de cuisine. En effet, une recette constitue une forme simple d’algorithme, puisqu’elle repose sur des ingrédients de départ, une succession d’étapes et un résultat attendu. Il faut d’abord préparer les aliments, puis les couper, les mélanger ou les faire cuire selon des indications précises. Si certaines étapes sont oubliées ou réalisées dans le mauvais ordre, le résultat final risque de ne pas correspondre à ce qui était prévu. Cette comparaison permet de comprendre qu’un algorithme dépend non seulement des éléments utilisés, mais aussi de la manière dont les instructions sont organisées.
Cependant, c’est surtout dans le domaine de l’informatique que les algorithmes jouent aujourd’hui un rôle essentiel. Un ordinateur peut être considéré comme une sorte de très grosse machine à calculer, capable d’effectuer rapidement un nombre considérable d’opérations. Néanmoins, contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne décide pas seul de la tâche qu’il doit accomplir. Pour fonctionner, il a besoin qu’un programmateur lui fournisse un ou plusieurs algorithmes sous forme de lignes de code.
Ces lignes de code représentent des instructions précises qui permettent à l’ordinateur d’effectuer une tâche de manière automatique. Le programmateur doit donc prévoir les différentes situations possibles et indiquer à la machine comment réagir dans chaque cas. Plus la tâche est complexe, plus l’algorithme doit prendre en compte un grand nombre de données, de conditions et d’étapes.
Par exemple, lorsqu’une personne utilise une application de navigation pour trouver un itinéraire, plusieurs éléments sont fournis à l’algorithme : le lieu de départ, la destination, la distance, l’état de la circulation ou encore les moyens de transport disponibles. À partir de ces données, l’algorithme effectue une série de calculs afin de proposer le trajet le plus rapide, le plus court ou le plus pratique. L’utilisateur ne voit généralement que le résultat final, alors qu’un grand nombre d’opérations ont été réalisées automatiquement en quelques secondes.
Tous les logiciels et toutes les applications ont ainsi recours à leurs propres algorithmes. Certains sont relativement simples, tandis que d’autres sont extrêmement complexes. Dans de nombreuses entreprises, leurs secrets sont d’ailleurs bien gardés, car ils représentent un avantage économique important. Une plateforme numérique peut notamment se distinguer de ses concurrentes grâce à la manière dont son algorithme organise les informations, recommande des contenus ou analyse le comportement de ses utilisateurs.
Les réseaux sociaux offrent un exemple particulièrement révélateur de cette utilisation. Sur Facebook, par exemple, le contenu affiché sur le fil d’actualités n’apparaît pas au hasard ni nécessairement dans l’ordre chronologique. Il est conditionné par les goûts et les réactions de l’utilisateur. L’algorithme observe les publications que celui-ci aime, les vidéos qu’il regarde, les commentaires qu’il écrit, les pages qu’il consulte ou encore le temps qu’il passe devant certains contenus.
Ces informations constituent les données de départ sur lesquelles l’algorithme base ses calculs. Grâce à elles, il tente de déterminer quels contenus sont susceptibles d’attirer davantage l’attention de l’utilisateur. L’objectif est souvent de faire en sorte que celui-ci passe le plus de temps possible sur la plateforme. Ainsi, lorsqu’une personne montre régulièrement de l’intérêt pour un sujet particulier, le réseau social tend à lui proposer davantage de publications similaires.
Ce fonctionnement présente certains avantages. D’une part, il permet de personnaliser l’expérience de l’utilisateur. Celui-ci reçoit plus facilement des informations qui correspondent à ses préférences, sans devoir effectuer lui-même de longues recherches. D’autre part, les algorithmes peuvent organiser une quantité considérable de contenus, ce qu’un être humain ne pourrait pas faire aussi rapidement.
Néanmoins, cette personnalisation soulève également plusieurs difficultés. En proposant surtout des contenus proches des goûts et des opinions de l’utilisateur, l’algorithme risque de limiter son accès à des points de vue différents. Une personne peut alors rester enfermée dans un environnement numérique qui confirme constamment ce qu’elle pense déjà. Au lieu de favoriser la découverte et le débat, la plateforme peut donc renforcer certaines habitudes ou convictions.
Dans ce contexte, une question essentielle se pose : peut-on véritablement avoir confiance en un algorithme ? Il serait tentant de considérer le résultat produit par une machine comme parfaitement objectif. Pourtant, un algorithme n’est pas une formule magique et il ne fait qu’exécuter des ordres. Il ne possède ni conscience, ni intention personnelle, ni capacité morale. Il applique les instructions qui ont été définies par des êtres humains.
C’est donc le facteur humain, présent tout au long de sa ligne de production, qu’il faut interroger. Avant qu’un algorithme puisse fonctionner, des ingénieurs doivent écrire les calculs, choisir les règles et prévoir les différentes étapes. Des scientifiques, des entreprises ou des utilisateurs doivent également fournir les données sur lesquelles les calculs seront basés. Par conséquent, les choix humains influencent directement le fonctionnement et les résultats de l’algorithme.
Il est alors nécessaire de se demander si les calculs écrits par les ingénieurs sont complets. Ont-ils prévu toutes les situations possibles ? Les instructions sont-elles suffisamment précises ? Le système peut-il reconnaître ses propres erreurs ? De la même manière, il faut examiner la qualité des données fournies. Ont-elles été récoltées de manière neutre et éthique ? Représentent-elles correctement l’ensemble de la population concernée ?
Si les données de départ sont incomplètes, déséquilibrées ou incorrectes, les résultats risquent également de l’être. Par exemple, si un algorithme est entraîné à partir d’informations qui représentent surtout une catégorie de personnes, il peut produire des résultats moins fiables pour les autres catégories. Dans ce cas, le problème ne vient pas uniquement de la machine, mais de la manière dont les données ont été sélectionnées et organisées.
En outre, les personnes qui conçoivent les algorithmes peuvent elles-mêmes être influencées par leur environnement, leurs habitudes ou leurs propres représentations. Même lorsqu’elles cherchent à créer un système neutre, elles peuvent introduire inconsciemment certains biais dans les calculs. Il est donc indispensable de contrôler régulièrement les résultats obtenus, de comparer leurs effets sur différents groupes et de corriger les erreurs éventuelles.
La question de l’éthique concerne également la collecte des données personnelles. Chaque recherche, chaque réaction et chaque consultation sur une plateforme numérique peut devenir une information exploitable. Ces données permettent à l’algorithme d’améliorer ses calculs, mais elles révèlent aussi une partie importante du comportement et des préférences de l’utilisateur. Celui-ci ne sait pas toujours précisément quelles informations sont enregistrées, pendant combien de temps elles sont conservées ni dans quel but elles sont utilisées.
Il devient donc nécessaire de trouver un équilibre entre l’efficacité des algorithmes et la protection de la vie privée. Les utilisateurs devraient être clairement informés de la manière dont leurs données sont récoltées. Ils devraient également pouvoir contrôler certaines utilisations et refuser que des informations sensibles soient exploitées sans leur accord. Sans règles précises, l’utilisation des algorithmes pourrait devenir trop intrusive.
Malgré ces risques, il serait incorrect de présenter les algorithmes uniquement comme une menace. Ils sont extrêmement utiles dans de nombreux domaines. Ils permettent d’automatiser des tâches répétitives, de traiter rapidement de grandes quantités d’informations et d’aider les professionnels à prendre des décisions. Ils sont notamment utilisés dans les transports, la médecine, les banques, le commerce, l’éducation et la recherche scientifique.
Dans le domaine médical, par exemple, un algorithme peut analyser un grand nombre d’images afin d’aider les médecins à détecter certaines anomalies. Dans les transports, il peut calculer les trajets les plus efficaces et adapter les itinéraires à la circulation. Dans les banques, il peut repérer des opérations inhabituelles et contribuer à prévenir certaines fraudes. Ces exemples montrent que les algorithmes peuvent améliorer l’efficacité de nombreux services.
Toutefois, leur utilisation ne doit pas conduire à supprimer totalement la responsabilité humaine. Lorsqu’une décision concerne la santé, l’emploi, l’accès à un crédit ou les droits d’une personne, il est essentiel qu’un être humain puisse comprendre la logique du système, vérifier le résultat et, si nécessaire, le contester. Une décision automatique ne devrait pas être acceptée uniquement parce qu’elle provient d’une machine.
Il est également important de rendre les algorithmes plus transparents. Bien que les entreprises souhaitent protéger leurs secrets, les utilisateurs devraient pouvoir connaître les principaux critères qui influencent une décision. Sans exiger la publication de toutes les lignes de code, on pourrait demander aux plateformes d’expliquer pourquoi certains contenus sont recommandés ou pour quelles raisons une demande a été refusée.
Cette transparence permettrait de renforcer la confiance du public. En effet, la confiance ne peut pas reposer uniquement sur l’efficacité technique d’un système. Elle dépend également de la possibilité de comprendre son fonctionnement, d’identifier les personnes responsables et de corriger les conséquences injustes. Un algorithme fiable n’est donc pas seulement un programme qui effectue correctement ses calculs, mais un outil dont l’utilisation respecte certaines règles humaines et éthiques.
En conclusion, un algorithme est une méthodologie fondée sur une suite d’étapes permettant de résoudre un problème et d’arriver à un résultat donné. Son origine remonte au mathématicien perse Al-Khwarizmi, mais il occupe désormais une place centrale dans le fonctionnement des ordinateurs, des logiciels, des applications et des réseaux sociaux.
Les algorithmes peuvent rendre de nombreux services plus rapides, plus efficaces et plus personnalisés. Cependant, ils ne doivent pas être considérés comme des systèmes parfaitement objectifs ou indépendants. Leur fonctionnement dépend des instructions écrites par les ingénieurs, des données fournies par les scientifiques, les entreprises ou les utilisateurs, ainsi que des objectifs définis par ceux qui les développent.
Par conséquent, plutôt que de demander simplement si l’on peut avoir confiance en un algorithme, il faudrait s’interroger sur les personnes qui l’ont conçu, sur les données qu’il utilise et sur les conditions dans lesquelles il est appliqué. Sans l’humanité, l’algorithme ne peut rien calculer. Ce sont les êtres humains qui lui fournissent ses données, définissent ses objectifs et doivent rester responsables de ses conséquences.
- un algorithme
1 une méthodologie
2 résoudre un problème mathématique
3 des éléments fournis
4 une suite d’étapes
5 des étapes à effectuer
6 arriver à un résultat donné
7 une méthode de calcul
8 effectuer une tâche
9 de manière automatique
10 des instructions
1 l’informatique
2 un ordinateur
3 une machine à calculer
4 un programmateur
5 fournir un algorithme
6 des lignes de code
7 un ou plusieurs algorithmes
8 les logiciels
9 les applications
10 avoir recours à
1 les données de départ
2 baser ses calculs sur des données
3 le réseau social Facebook
4 le contenu affiché
5 le fil d’actualités
6 les goûts de l’utilisateur
7 les réactions de l’utilisateur
8 être conditionné à
9 passer du temps sur la plateforme
10 faire en sorte que
